Conclusion

Si les expériences de publication de textes littéraires en ligne se multiplient, elles restent marginales, elles restent pour l’instant le fait de petites et nouvelles structures d’édition. Ces expériences connaissent plus ou moins de succès et d’impact. D’ores et déjà, il semble que celles qui résistent et tendent à gagner un peu d’envergure fonctionnent sur une hybridation entre livres papiers et livres électroniques.

Apparemment, tous les modèles d’édition en ligne qui ont parié sur le tout en ligne, comme 00h00.com, et qui ont tenté de plaquer un système de rétribution économique traditionnel sur le réseau échouent. À moins, comme les éditions Manuscrit.com, d’occuper un créneau très particulier et de mettre les auteurs à contribution.

Deux logiques (les biens et les services, le payant et le librement consultable) sont en train de s’opposer sans qu’on sache très bien encore ce qui va résulter de cet affrontement et qu’elles sont les postures qui vont l’emporter, et sans qu’on ait pu encore inventer un modèle économique stable et viable.

Si le livre imprimé, en tout cas dans le futur proche, n’est pas amené à disparaître, l’offre électronique se fortifie et il nous faudra attendre de voir quels seront les comportements des nouvelles générations de lecteurs, bercées par ces nouvelles technologies. Il reste que des changements cognitifs profonds sont en train de se produire et que les éditeurs ont leur rôle à jouer sur les réseaux ne serait-ce que pour, eux aussi, proposer de nouveaux espaces de légitimation et de nouveaux parcours de sens.

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